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Maître Karyna Brukhnova

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Trouver un avocat en droit international des affaires

hugo.benattia@hotmail.fr hugo.benattia@hotmail.fr
Droit international
mai 4, 2026

Chercher un avocat en droit international des affaires, c’est souvent le signe qu’un dossier dépasse le cadre habituel de l’entreprise. Contrat avec un partenaire étranger, associé installé hors de France ou litige commercial transfrontalier : ces situations demandent une analyse juridique précise.


Quand une affaire d’entreprise devient internationale


Le droit international des affaires concerne les situations dans lesquelles une activité économique se rattache à plusieurs pays. Il peut s’agir d’un contrat conclu avec une société étrangère, d’une opération commerciale réalisée entre plusieurs États, d’une créance à recouvrer à l’étranger ou encore d’un conflit entre associés domiciliés dans différents pays.

Dans ces dossiers, la première difficulté n’est pas toujours le fond du litige. Avant même de parler de responsabilité, de paiement ou de rupture contractuelle, il faut parfois comprendre quel droit peut s’appliquer. Il faut aussi identifier la juridiction compétente et le pays dans lequel une décision pourrait être reconnue ou exécutée.

Il faut également porter une attention particulière aux mots employés. En France, les termes « spécialiste », « spécialisé », « spécialité » ou « spécialisation » sont encadrés : seul l’avocat titulaire d’un certificat de spécialisation peut les utiliser dans sa communication. Le CNB précise également qu’un cabinet ne peut pas, en tant que structure, se qualifier de « spécialiste ».

Cela ne signifie pas qu’un avocat ne peut pas avoir une pratique solide des dossiers internationaux. Cela signifie qu’il faut distinguer le titre réglementé de spécialiste de l’expérience réellement utile au dossier.

Les situations où l’intervention d’un avocat est utile

Le besoin apparaît souvent avant la signature d’un contrat international. Une entreprise française peut vouloir sécuriser une relation avec un fournisseur, un client, un distributeur ou un partenaire situé dans un autre pays.

La demande peut aussi intervenir lorsque le conflit est déjà né : facture impayée, inexécution d’un contrat, rupture de relation commerciale, désaccord entre associés ou difficulté liée à des actifs situés dans plusieurs États.

Dans certains dossiers, la langue de travail compte également. Elle permet de comprendre les échanges, les documents et les attentes des interlocuteurs étrangers. Pour les clients franco-russes, franco-ukrainiens ou franco-polonais, cette dimension peut être déterminante. Mais elle ne suffit pas : elle doit s’ajouter à une analyse juridique du dossier, des pays concernés et de l’objectif recherché.

Ce que le droit permet de vérifier avant d’agir

Lorsqu’un contrat ou un litige concerne plusieurs États membres de l’Union européenne, certains textes européens peuvent s’appliquer. Ceux-ci devront faire l’objet d’une première analyse. Le règlement Rome I porte sur la loi applicable aux obligations contractuelles. Le règlement Bruxelles I bis concerne notamment la compétence judiciaire, ainsi que la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale.

Ces textes ne donnent pas une réponse automatique. Leur application dépend notamment du contrat, de la qualité des parties, du lieu d’exécution, des clauses prévues et des juridictions potentiellement saisies.

Pour les dossiers impliquant un État hors Union européenne, comme la Russie ou l’Ukraine, l’analyse peut être différente. Selon les circonstances, il peut être nécessaire de vérifier les conventions applicables, les règles françaises de droit international privé, le droit étranger concerné ou les conditions de reconnaissance d’une décision.

Le choix de l’avocat doit également être clair sur le plan pratique. L’article 10 de la loi du 31 décembre 1971 encadre les honoraires de l’avocat et interdit notamment que leur fixation dépende exclusivement du résultat judiciaire.

La plateforme officielle des Services Publics rappelle par ailleurs que, sauf urgence ou force majeure, une convention d’honoraires doit être conclue. Elle doit préciser notamment le montant ou le mode de calcul des honoraires, les diligences prévisibles, les frais et débours envisagés.

Comment choisir un avocat en droit international des affaires ?

Le premier réflexe consiste à clarifier votre besoin. Il ne suffit pas de dire que le dossier est « international ». Il faut identifier les pays concernés, les parties impliquées, les documents signés, la langue des échanges et l’objectif recherché. L’objectif peut être de prévenir un risque, négocier, rédiger un contrat, obtenir un paiement ou préparer une procédure.

Ensuite, vérifiez le profil de l’avocat. Si le mot « spécialiste » est utilisé, il doit correspondre à une mention reconnue. Le CNB indique qu’un avocat peut faire usage de deux mentions de spécialisation au maximum, parmi une liste officielle comprenant notamment le droit commercial, des affaires et de la concurrence, le droit international et de l’Union européenne, ou encore le droit des sociétés.

Lors du premier échange, quelques questions simples permettent d’avancer : le cabinet traite-t-il des dossiers transfrontaliers ? Dans quelles langues peut-il échanger ? Peut-il travailler à distance ? Une coordination avec un avocat local est-elle possible ?

Maître Karyna Brukhnova, avocate au Barreau de Strasbourg, accompagne des clients en droit des affaires et en droit international privé. Le cabinet travaille également à distance, par visioconférence et signature électronique lorsque le dossier s’y prête, afin d’accompagner des clients situés en France ou à l’étranger.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter [ajouter maillage interne vers la page droit des affaires] l’accompagnement du cabinet en droit des affaires ainsi que l’accompagnement en droit international privé.

Les bons réflexes avant de prendre rendez-vous

  • Vérifier si le dossier implique plusieurs pays, sociétés, juridictions ou droits possibles.
  • Distinguer le titre réglementé d’« avocat spécialiste » de l’expérience du cabinet.
  • Préparer les contrats, échanges importants, factures et documents de société.
  • Clarifier les langues de travail, la coordination et les honoraires.

Article rédigé et validé par Maître Karyna Brukhnova, avocate au Barreau de Strasbourg, intervenant notamment en droit des affaires et en droit international privé. Dernière mise à jour : [3 juillet 2026.] date à mettre à jour lors de la sortie de l’article 

Les informations contenues dans cette page ont un caractère général et informatif. Elles ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Pour toute situation spécifique, nous vous recommandons de consulter un avocat.

Pour un contrat, une société ou un litige impliquant plusieurs pays, le cabinet peut vous accompagner dans l’analyse de votre situation et vous orienter sur les premières démarches utiles.

Questions fréquentes avant de consulter un avocat

Un avocat en droit international des affaires est-il forcément spécialiste ?

Non. Le terme « spécialiste » a un sens réglementé dans la profession d’avocat. Le conseil national du barreau stipule que seul un avocat ayant un certificat de spécialisation peut utiliser cette mention à des fins de communication publique. Un avocat peut intervenir régulièrement en droit international des affaires sans être nécessairement titulaire d’un certificat de spécialisation correspondant.

Est-il possible de travailler avec un avocat à distance ?

Oui, selon la nature du dossier. Pour une consultation, une analyse contractuelle ou un accompagnement amiable, la visioconférence et les échanges dématérialisés peuvent être adaptés. En cas de procédure, les règles applicables dépendent notamment de la juridiction saisie.

Quels documents préparer avant le premier rendez-vous ?

Il est utile de réunir le contrat, les échanges importants, les factures, les documents de société, les coordonnées des parties, les pays concernés et une chronologie courte des faits afin que l’avocat mandaté puisse avoir en sa possession tous les éléments attenants au dossier.

Faut-il choisir un avocat qui parle la langue du partenaire étranger ?

C’est souvent un avantage, surtout lorsque les échanges ou les pièces sont rédigés dans une autre langue. Mais ce critère doit être apprécié avec l’expérience juridique, la compréhension du contexte international et la capacité à cadrer la mission.

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